Intentions de vote aux prochaines élections municipales dans les communes de 10 000 habitants et plus

Sondage Harris Interactive pour LCP

Enquête réalisée en ligne du 28 au 30 mai 2018 auprès d’un échantillon de 1 010 femmes, représentatif des Françaises âgées de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewée.

 

Les élections municipales sont souvent la résultante de la conjonction d’une situation locale et de dynamiques nationales. Harris Interactive a réalisé pour LCP une étude dans les communes de 10 000 habitants et plus. Cette enquête a été réalisée sur étiquettes (vu que l’on ne connait encore ni les candidats, ni les forces en présence dans chacune des communes). Elle a le mérite d’offrir une première réponse à la question de la présence – même non incarnée – du « Macronisme » dans les communes. Et de l’appétence au changement quand bien même on ne serait pas critique avec l’équipe municipale en place.

 

Quels en sont les principaux enseignements ?
 

  • A deux ans de l’échéance, La République en Marche arriverait très largement en tête des prochaines élections municipales dans les communes de 10 000 habitants et plus avec 27% des suffrages exprimés. Le Parti socialiste recueillerait 19% des suffrages et Les Républicains 18%, devant le Front National à 13% et la France Insoumise / le Parti Communiste 9%.
  • Les listes LREM bénéficient d’un bon maintien des électeurs d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle (64% de ceux qui expriment une intention de vote choisissent en effet une liste LREM), ainsi que du soutien d’1 électeur de François Fillon sur 5. Notons que 20% des électeurs d’Emmanuel Macron « quitteraient » la formation du Président de la République et opteraient pour une liste socialiste, expliquant le rebond du PS par rapport à la présidentielle. Localement, les listes LREM bénéficient du soutien d’un tiers des électeurs d’une liste de centre-gauche aux municipales de 2014 et d’un quart de ceux de centre-droit à ce même scrutin. Ainsi, le PS et LR (alors UMP) ne conserveraient qu’à peine plus de la moitié de leurs électeurs de 2014.
  • Au-delà de l’évolution de l’offre politique, ce potentiel recul des formations de centre-gauche et de centre-droite s’explique par le souhait de changement exprimé par les Français. Ce-dernier apparaît comme en partie décorrélé du niveau de satisfaction majoritairement exprimé vis-à-vis de sa majorité municipale (y compris par les électeurs de listes LREM). Il concerne tous les électorats, y compris ceux du PS et, dans une moindre mesure, de LR. Et la possibilité de voir l’élection d’un maire LREM dans sa commune est majoritairement considérée comme une perspective positive ou neutre par les électeurs LREM, certes, mais également par ceux du PS et de LR.
  • Rappelons ici qu’il s’agit là d’intentions de vote nationales, réalisée deux ans avant le scrutin, et qui ne prédisent pas le verdict des urnes en 2020. Elles donnent néanmoins à voir un paysage politique en recomposition y compris à l’échelon local, qu’il conviendrait d’étudier commune par commune pour davantage de finesse d’analyse, en prenant notamment en compte les particularités locales.

 
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